Plan directeur du centre-ville de Dieppe

Couverture du guide d’aménagement du centre-ville de Dieppe. Photo: Atelier Urbain

L’élaboration du Guide d’aménagement du centre-ville de Dieppe a débuté en janvier 2018 et découle du souhait de la Ville de proposer des actions concrètes pour le réaménagement du centre-ville. S’inscrivant dans la démarche consultative auprès des citoyens entamée en 2016, le projet poursuit le travail amorcé en proposant des actions concrètes pour le réaménagement du secteur. Ces actions viseront à améliorer la qualité du milieu, l’image du secteur et à renforcer l’attractivité du centre-ville. Cette période d’évolution du centre-ville est également l’occasion d’en assurer sa vitalité dans une perspective de développement durable.

Une rencontre de co-design avec les services municipaux et les parties prenantes ont permis de valider certaines observations ainsi que d’entamer une réflexion sur le réaménagement du secteur. La vision retenue oriente les aménagements vers la priorisation des déplacements actifs et la réduction de l’espace dédié à l’automobile. De là, le Guide d’aménagement du centre-ville propose des concepts d’aménagement incitant à la discussion et visant à aider la ville dans sa prise de décision en matière d’aménagement dans ses projets futurs.

Les propositions d’aménagement retenues s’articulent autour du réaménagement de deux boulevards urbains afin de reconnecter les secteurs avoisinants. Pour rendre le centre-ville plus sécuritaire et attractif pour les citoyens, deux rues seront prolongées afin que le transit automobile contourne le secteur.

Le réaménagement des espaces publics existants est l’une des priorités d’aménagement du Guide. L’agrandissement du marché public et la mise en valeur de la Place 1604 constituent, en plus de la densification de certains sites potentiels, des interventions structurantes contribuant à l’animation du centre-ville. Ce réaménagement de l’espace public existant permettra d’offrir un cadre de vie attrayant pour les citoyens en plus d’être bénéfique à l’activité commerciale et à l’ambiance du milieu.

Afin de recréer une identité au lieu, des parcours conviviaux et sécuritaires pour les piétons et cyclistes sont prévus favorisant ainsi les déplacements actifs. Également, les propositions du Guide sont complétées par des notions de verdissement et de gestion de l’eau à même les aménagements, que ce soit les rues ou les places publiques.

De façon à être proactif dans la mise en place des différentes propositions, le Guide propose des solutions temporaires en vue d’une pérennisation prochaine. On retrouve notamment l’aménagement de passages piétons ludiques représentant le patrimoine local au moyen d’un marquage au sol. Ainsi, dès l’été 2019, certaines interventions tactiques proposées dans le Guide d’aménagement seront mises en place.

Urbaniste impliqué

Stéphanie Durocher, no. 1588

Organisation ayant monté le projet

Atelier Urbain

5842, rue Saint-Hubert

Montréal, Québec H2S 2L7

Canada

Carte

Partenaires

André Frenette, ville de Dieppe

Documentation déposée

Guide d’aménagement du centre-ville de Dieppe

Photos

Première enquête sur le covoiturage à l’échelle provinciale dans une perspective d’améliorer la mobilité durable

Lancement de l’enquête sur le covoiturage. Image: OuiHop

Au Québec, il y a 25 millions de sièges inutilisés dans les déplacements automobiles. Les autoroutes et les transports collectifs en milieux urbains sont surchargés. En milieu suburbain, le covoiturage peut aussi être une solution avantageuse et simple alors que l’offre en transport collectif peut être déficiente.

Afin de pallier cette problématique en mobilité, une enquête sur le covoiturage a été réalisée avec ELEMENTS Planification Urbaine plus 8 autres organisations bénévoles œuvrant à la promotion d’une mobilité durable. Ce partenariat a été coordonné par un des opérateurs en covoiturage, OuiHop’. Les objectifs de cette enquête à l’échelle provinciale visaient : à connaitre les motivations et les réticences à ce mode de transport ainsi qu’à faire connaître son potentiel en tant qu’une alternative au véhicule utilisé en solo. L’étude se déroula du 1er juin au 26 août 2018 via une diffusion sur les médias sociaux et le web. Près de 2 000 participants représentatifs à travers le Québec ont répondu à une cinquantaine de questions liées au covoiturage.

ELEMENTS Planification Urbaine a participé activement à toutes les étapes, depuis l’élaboration des questions dès le printemps 2018, à la diffusion du questionnaire à la conférence MOVIN’ON 2018 jusqu’au document de présentation servant au dévoilement des résultats le 25 septembre 2018 au Forum URBA à l’UQAM. L’expertise urbanistique a consisté en l’ajout de questions précises notamment sur la signalisation des lieux de covoiturage, sur les zones à desservir, la sécurité des usagers et les connexions multimodales.

Lors de la présentation des résultats, il a été démontré, entre autres, que la majorité des répondants ont un intérêt pour cette pratique même si les services offerts sont à connaître mieux et à signaler sur le territoire. De plus, les avantages suivants ont été reconnus : protection de l’environnement, accès aux voies et stationnement réservés et économies monétaires.

Résultats

Les résultats recueillis permettront de guider les actions futures des autorités de transport et des municipalités autant urbaines que rurales :

À court terme : 

1) Tester et mettre en place des incitatifs modulables sur des itinéraires choisis et financés par les municipalités et les autorités de transport ;

Réaliser des enquêtes localement pour informer et adapter le service aux besoins ;

2) Étudier des solutions de points de rencontre sur rue ;

À moyen terme :

1) Aider à créer des outils numériques (mobilité intégrée, preuve de covoiturage, etc.) ;

2) Déployer des stationnements et des voies réservées ;

3) Défiscaliser certains incitatifs au covoiturage.

Mise en place des initiatives

Cette première enquête nationale sur le covoiturage a permis d’identifier qui a de l’intérêt et comment ce mode de transport complémentaire au transport collectif pourrait se développer sur les territoires des municipalités. Les trajets quotidiens et de courte durée ont été ciblés. L’enquête a révélé entre autres le grand intérêt du public à utiliser ce mode ( 81 %) mais aussi qu’ils ne savaient pas comment l’utiliser (48% pour les horaires; 13% pour identifier les covoitureurs). L’autre aspect marquant est le besoin qu’il y ait un point de covoiturage identifié à 83 % des répondants (73% près des stations de transport collectif et 15 % des zones commerciales).

Dans un second temps, les actions innovatrices en découlant visent à organiser le service de covoiturage sous une forme similaire à un réseau de transport collectif en réfléchissant aux lieux/aux trajets, en le rendant concret pour les usagers par la signalisation et en l’intégrant aux plateformes de transport selon l’exemple de Vianavigo.

Cette enquête peut être adaptée et reproduite aux échelles des municipalités. La diffusion et la mise en place d’un service covoiturage a un impact environnemental positif en permettant de compléter et en complémentarité du réseau de transport collectif et en accroissant l’offre d’une mobilité durable au lieu de l’automobile en solo. La desserte par une ligne d’autobus exige un minimum de 250 passagers par jour et ce minimum n’est pas atteint dans tous les secteurs urbains. C’est un mode économique de transport. La pratique du covoiturage à plus grande échelle a aussi un objectif de réduire la congestion routière en utilisant les sièges déjà disponibles. Des projets pilotes sont annoncés et seront dévoilés prochainement. Notamment, c’est le cas pour les travaux d’infrastructures routières majeures du tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine où le covoiturage fait partie de l’une des 4 mesures d’atténuation en visant une cible de réduction de 15 % (retrait de 250 voitures/heure).

Urbaniste impliqué

Martine Peyton, no. 1089

Organisation ayant mené le projet

ELEMENTS Planification Urbaine

2360 rue Notre-Dame Ouest, Suite 201, Montréal (QC), H3J 1N4

Montréal, Québec H3J 1N4

Canada

Carte

Partenaires

Marine Imbert, OuiHop

Documentation

Enquête sur le covoiturage courte distance au Québec

Photos

Restauration écologique de la pointe du Banc-de-Pêche de Paspébiac

La pointe du Banc-de-Pêche de Paspébiac.  Photo: Ville de Paspébiac

Le Banc-de-Pêche de Paspébiac constitue un environnement unique où histoire, industrie, villégiature, loisirs et environnement naturel cohabitent sous influence européenne depuis plus de 250 ans. Sa pointe est un écosystème dynamique où un camping municipal a été installé au cours des 20 dernières années. Suite à des événements naturels et à l’intervention humaine, la terrasse et la haute plage du site ont été remblayées, remaniées et étaient alors dépourvues de la protection que la végétation naturelle leur procurait. Le secteur naturel, principalement en front de mer vis-à-vis du camping, avait été grandement modifié par les activités humaines de villégiature. Une restauration des fonctions écologiques et paysagères du rivage au sud-est du Camping Paspébiac-sur-mer a été réalisée par la revégétalisation et la stabilisation de la terrasse habitée et de la haute plage. Plusieurs espaces de camping ont été déplacés vers la terre et des sentiers d’accès à la plage ont été aménagés. Une campagne de sensibilisation des villégiateurs a été menée afin que tous puissent contribuer au succès du projet.

Urbaniste impliqué

Simon Carrothers, no. 1869

Organisation ayant mené le projet

Ville de Paspébiac

5, boul. Gérard-D.-Levesque Est

Paspébiac, QC, G0C2K0

Canada

Carte

Partenaires

Christian Besnier

Photos

Des rues inspirantes – un inventaire pour passer à l’action

Des rues inspirantes. Photo: Centre d’écologie urbaine de Montréal.

Contexte

Les rues offrent plus qu’un seul rôle de mobilité. Elles ont une incidence sur les sphères sociales et environnementales de nos villes. La présence des artères urbaines, du réseau de connectivité entre les modes de transport, le déploiement d’axes de transport actif et les multiples profils des utilisateurs représentent un défi de conception et d’implantation dans les milieux de vie. Différents concepts de partage de la rue, tel que la rue conviviale, sont mis en œuvre dans les municipalités du Québec afin de promouvoir et faciliter le transport actif et collectif.

Le projet

Le CEUM a répertorié des initiatives innovantes de réfection de rues afin d’inspirer les professionnels et décideurs à explorer de nouvelles solutions pour leurs municipalités. Au final, la première version de l’inventaire met en valeur 9 initiatives de rues conviviales menées au Québec. Dans un contexte où le Québec s’est engagé dans la voie de la mobilité durable à l’aide d’une politique audacieuse et où des centaines de kilomètres d’infrastructures sont à rénover dans les municipalités québécoises, l’inventaire proposé permettra d’inspirer des décideurs et professionnels de partout au Québec. Cet inventaire de rues conviviales est un outil destiné au grand public, aux professionnels et aux décideurs qui s’intéressent à cette approche. Il permet d’en apprendre sur l’application de ces principes d’aménagement dans divers contextes urbains et suburbains à partir de projets réalisés ou en cours. Il sert également à diffuser et à mettre en valeur des projets assurant la sécurité et le confort des usagers de la route.

LE CEUM travaille à une deuxième édition incluant une dizaine de projets de rues conviviales supplémentaires. Cet inventaire sera lancé à l’automne 2019.

Les objectifs de l’initiative sont de :

  • Rechercher et analyser des exemples de projets de rues inspirantes;
  • Promouvoir le concept des rues conviviales;
  • Démontrer la réalisation de projets de rues conviviales dans le contexte québécois.

Documentation

Présentation du projet

Urbaniste impliqué

Mikael St-Pierre, no. 1660

Organisation ayant mené le projet

Centre d’écologie urbaine de Montréal

3516 avenue du Parc

Montréal, Québec H2X 2H7

Canada

Carte

Partenaires

Peter W. Murphy, conseiller en design urbain à la Ville de Québec

Nancy Smith Lea, director Toronto Centre for Active Transportation

Sous les Pavés

Activité de dépavage à l’école primaire Jonathan. Photo: Jonathan Bélisle

Sous les pavés est un projet qui vise à déminéraliser à la main et de manière participative une douzaine d’espaces publics dans au moins six régions du Québec d’ici 2020. Il engage les communautés et les citoyens à adopter des pratiques inspirantes d’adaptation aux changements climatiques.

Sous les pavés est une initiative du Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM), inspirée du projet Depave Paradise, réalisé par Green Communities Canada, de Depave aux États-Unis, ainsi que de l’approche d’urbanisme participatif du CEUM.

Les 12 projets Sous les pavés sont réalisés par des partenaires locaux accompagnés d’un soutien financier, technique et stratégique fourni par le CEUM. Le succès de ces projets repose sur l’apport d’un grand nombre de citoyens engagés à toutes les étapes, avec l’appui d’entreprises, d’organismes et de municipalités. C’est ensemble que nous libérerons le sol pour en faire des espaces publics vivants!

Contrer la minéralisation des villes

L’urbanisation a entraîné la minéralisation des espaces publics et privés en ville. Les surfaces pavées ont plusieurs impacts environnementaux et économiques néfastes :

  • interruption du cycle naturel de l’eau;
  • redirection des eaux de ruissellement vers les infrastructures publiques;
  • augmentation des coûts de traitement des eaux et d’entretien des infrastructures municipales.

Un projet citoyen

Sous les pavés propose de mobiliser les citoyens en remplaçant des zones pavées par des infrastructures vertes à l’aide d’activités participatives de dépavage. Ces actions permettent de sensibiliser le public, de mobiliser des commanditaires et d’interpeller les médias et les décideurs en plus de les inspirer à mettre en place davantage de mesures d’élimination des surfaces imperméables.

Les objectifs du projet sont de :

  • réduire les espaces minéralisés;
  • réduire le volume des eaux de ruissellement envoyé aux égouts;
  • sensibiliser les décideurs locaux et les propriétaires aux défis de la gestion des eaux pluviales posés par les surfaces imperméables;
  • favoriser la réappropriation des espaces publics par les communautés;
  • aménager des espaces chaleureux, fonctionnels et durables;
  • mobiliser et développer le pouvoir d’agir des citoyens sur les changements climatiques par la planification urbaine participative;
  • consolider le capital social dans les communautés à travers l’action collective.

Un exemple d’intervention est la transformation des abords du Gîte Ami est situé dans la ville de Gatineau, sur l’île de Hull. Il s’agit d’un centre d’hébergement communautaire qui vient en aide aux personnes en situation d’exclusion sociale et d’itinérance. En comptant les employés, environ 500 personnes fréquentent le centre chaque année. Le projet a permis de transformer les espaces de détente extérieurs du bâtiment.

Documentation

Document de projet

Le gîte ami

Urbaniste impliqué

Mikael St-Pierre, no. 1660

Organisation ayant réalisé le projet

Centre d’écologie urbaine de Montréal

3516 avenue du Parc

Montréal, Québec H2X 2H7

Canada

Partenaires

Gabriel Noël-Letendre, chargé de projet en développement du milieu

Alix Taylor, manager, Water Programs

Green Communities Canada