Espace Montmorency

Le projet

Voyant le potentiel de cet emplacement névralgique de Laval, le Fonds de solidarité FTQ a fait l’acquisition du terrain vacant en 2007.


En 2015, MONTONI s’est joint au Fonds immobilier de solidarité FTQ grâce à sa grande expertise dans le développement de projets commerciaux ainsi qu’à sa vision avant-gardiste du développement immobilier alliant la technologie et le développement durable. Groupe Sélection s’est joint au consortium, en 2019, pour son expertise dans le développement de projets résidentiels de qualité destinés à une clientèle diversifiée.


Une analyse de l’environnement du projet a été réalisée afin de déterminer les besoins en usages et de définir les habitudes de vie des habitants et travailleurs du secteur dans le but d’établir la meilleure façon de s’y intégrer de façon complémentaire. Des études de circulation, géotechnique, de caractérisation des sols, d’infrastructure, d’empreinte écologique, d’ensoleillement, des
facteurs éoliens, acoustique et d’impact économique ont également été réalisées.


Ainsi, les partenaires ont développé un projet capable de contribuer à la composition urbaine :

  • Architecture iconique créée par Sid Lee;
  • Lieux de repos pour les piétons;
  • Immense place publique en cour intérieure sécuritaire;
  • Ensemble du site accessible à moins de 5 min à pieds;
  • Connexion souterraine au métro;
  • + de 500 passages d’autobus/jour à distance de marche;
  • Au cœur de l’important réseau cyclable de la Ville;
  • 800 stationnements à vélo intérieurs;
  • Douches et vestiaires pour les usagers;
  • Stationnement souterrain;
  • Mixité sociale;
  • Unités résidentielles pour tous les âges.

Survol du projet

Évalué à 450 M$, EM est un développement à usage multiple composé d’une dizaine d’immeubles visant à consolider le secteur central de Laval en s’appuyant sur des équipements structurants déjà existants. Une connexion souterraine avec le métro de Montréal et la position stratégique du terrain à proximité du terminus de Laval, des grandes artères routières (à l’inverse du trafic aux heures de pointe) ainsi que de plusieurs institutions du savoir constituaient des attraits évidents dès l’idéation de ce projet. EM ajoute une grande diversité d’usages au secteur grâce à des espaces résidentiels, commerciaux, à bureaux, un hôtel et un spa urbain, le tout à distance de marche d’usages récréatifs (Place Bell) et institutionnels (écoles, bibliothèque, Maison des arts) afin de favoriser la vie communautaire, la densité et la mixité.

Ainsi, trois types d’unités résidentielles locatives seront intégrés au projet, soit 200 unités visant les 55 ans et plus, 300 unités ciblant une clientèle diversifiée comme les jeunes ménages, les professionnels et les familles ainsi que 200 unités s’adressant aux milléniaux (mois de 35 ans).

Premier projet au Québec visant la certification LEED AQ pour l’aménagement des quartiers, en plus de la certification LEED Or, Espace Montmorency tire avantage du potentiel du secteur par un développement axé sur le transport collectif « Transit-Oriented Development », une orientation visée par le Schéma d’aménagement de Laval et le PMAD de la CMM.

Les partenaires ont tenu à impliquer rapidement la Ville de Laval au cours de l’élaboration de sa conception afin d’assurer la complémentarité du projet à son milieu. Ainsi, un comité de travail public-privé fut formé avec la Ville et des rencontres bimensuelles furent tenues jusqu’à ce que le plan final de développement soit approuvé par les deux parties.

Compte tenu du contexte actuel de distanciation physique et de resserrement des normes sanitaires, qui entraîne plusieurs changements dans nos habitudes de vie, une application mobile, OneFlow, qui a été développée par Montoni en partenariat avec la firme québécoise nventive, a été complètement intégrée au complexe afin de faciliter de multiples aspects de la vie des usagers en privilégiant le « sans contact » :

  • Stationnement prédictif de 1500 cases à prix dynamique (lecture de la plaque d’immatriculation, paiement via l’application,optimisation des espaces en fonction des vagues d’occupation, etc.)
  • Accès aux espaces (débarrage des portes d’entrée à distance et ouverture automatique, commande automatique desascenseurs lors de la sortie, etc.)
  • Contrôle à distance de l’environnement (température, ventilation et lumière)
  • Commande de services (nourriture, entretien, services aux chambres, etc.)
  • Réservations (salles de réunion, séance de gym, restaurants, etc.)
  • Casiers intelligents pour la réception de colis
  • Notifications de sécurité (cas de COVID-19 et endroits visités par une personne contaminée, feu, etc.).

Les retombées du projet

Les retombées d’EM dans son milieu sont multiples, que ce soit aux niveaux environnemental, social ou économique, ce qui permet une synergie de développement durable. Au départ, les partenaires souhaitaient créer une communauté au sein même du projet par l’intégration d’espaces résidentiels adaptés à différentes tranches d’âges. Ainsi, divers espaces communs ont été planifiés afin de stimuler les rencontres intergénérationnelles et de favoriser le sentiment d’appartenance des quelque 700 ménages, 3 500 travailleurs et 40 commerçants qui y cohabiteront. Au total, plus de 10 000 personnes par jour fouleront le sol du site.

En plus de l’investissement de plus de 450 M$ nécessaire à sa construction, EM favorisera un renouveau économique dans le secteur grâce aux nombreuses entreprises, commerces et services qui s’y installeront. La place centrale sera le théâtre d’activités récréatives extérieures et les toits du complexe seront accessibles par les usagers. Au total, les espaces verts publics constitueront 20 % du total du site.

Le projet, majoritairement chauffé à l’hydroélectricité, intègre une boucle énergétique permettant l’échange de chaleur entre toutes les composantes du projet de manière à réduire les besoins de rejet ou d’injection de chaleur des systèmes du bâtiment. Jumelé à des appareils à très haute efficacité, ceci permettra de réduire considérablement les besoins énergétiques. Grâce à l’attention des constructeurs portée à la diminution de l’impact environnemental du projet :

  • Approximativement 35 000 000 L d’eau potable seront économisés annuellement dont 4 000 000 L d’eau de pluie récupérée ;
  • Des économies d’énergie de 50 % seront réalisées, soit une réduction de plus de 86 % des GES représentant 3 785 tonnes deCO2 ou l’équivalent de 750 voitures annuellement ;
  • Plus de 20 % du contenu global sera recyclé et plus de 40 % sera local;
  • Plus de 1000 tonnes de déchets de construction seront récupérées et revalorisées.

Urbaniste impliqué

Marc-André Credali, urbaniste, no. 1866

Didier Ricard-Tremblay, urbaniste-stagiaire

Partenaires

Frédéric Truchon-Gagnon

Contact

Organisation ayant réalisé le projet

Groupe Montoni

4115, autoroute des Laurentides

Laval, H7L 5W5

Québec, Canada

Carte

Documentation déposée

 

Démarche de «Placemaking» – Esplanade Cartier

Le projet de Prével et NÓS Architectes (Image: Prével)

Situé au pied du pont Jacques-Cartier, le projet de l’Esplanade Cartier est conçu dans une perspective de « vivre ensemble » visant à arrimer ce grand projet immobilier aux besoins et aux intérêts de la communauté dans laquelle il s’insère.

Contexte du projet

Le plan d’ensemble proposé par Prével et NÓS Architectes compte plusieurs espaces publics et parapublics de typologies variées. Pour répondre aux besoins du secteur, attirer et retenir les citoyens, NÓS Architectes a proposé à Prével d’être mandatée pour l’accompagner dans la conception intégrée et l’engagement du public lors des différentes étapes de conception du projet par NÓS, s’étalant sur plusieurs années. Une démarche itérative de cocréation avec la communauté, inspirée de l’approche de «Placemaking», est déployée en parallèle à la conception du projet. Le «Placemaking» est une démarche d’aménagement des espaces urbains qui favorise l’appropriation par les citoyens. Initiée par l’organisme new-yorkais Project for Public Spaces (PPS), elle inclue les communautés locales pour imaginer les espaces avec les concepteurs et en faire de véritables lieux de vie.

L’approche se décline en de multiples outils, dont le Power of 10+, qui repose sur l’idée que les espaces publics offrent suffisamment de raisons de les fréquenter afin de justifier leur raison d’être de créer de la sociabilité. Ainsi, pour qu’une ville soit agréable à vivre, l’objectif est qu’elle comprenne au moins 10 destinations majeures, dans lesquelles on retrouve 10 lieux publics, qui présentent chacun au moins 10 activités à faire. En implantant une nouvelle culture de projet intégrant la population locale, la démarche de «Placemaking» pour l’Esplanade Cartier vise, entre autres, l’appropriation des espaces publics par les citoyens, et ce dès les premières phases du projet. L’objectif est de créer des espaces à succès, complémentaires à ceux du quartier, et de contribuer à améliorer l’expérience urbaine pour ses usagers actuels et futurs

Survol du projet

Lors des activités tenues dans le cadre de la démarche, les participants ont été appelés à réfléchir sur plusieurs aspects portant sur l’utilisation de l’espace public à différents moments de l’année. Plusieurs idées sont ressorties pendant les différentes activités. Les ateliers organisés pour l’Acte I portaient sur le quartier avoisinant et ses différents espaces publics. Chaque lieu public a été étudié avec les outils du «Placemaking» pour mieux comprendre les formes d’appropriation et usages, faire émerger les forces des espaces publics du quartier et dégager le potentiel d’interaction entre le projet et le quartier. Tandis que l’Acte I se concentrait sur le quartier, les activités de l’Acte II, quant à elles, portaient plus particulièrement sur le site visé par le projet et la conception de la placette publique qui unit les lots 1 et 2 du projet.

Le 5 octobre dernier, NÓS a tenu une troisième activité portant sur l’aménagement des espaces collectifs sur le site des Portes Sainte-Marie, ciblant cette fois-ci les rues partagées et le parc central. Cette activité s’est déroulée par visioconférence en raison du contexte lié à la COVID-19. Plusieurs outils numériques tels que des tableaux blancs virtuels, une plateforme de participation et un guide interactif envoyé aux participants en amont de l’activité ont permis de dynamiser l’atelier dans sa forme virtuelle et d’assurer des échanges constructifs entre les participants. Les grands principes d’aménagement du site et le concept préliminaire pour l’aménagement de la placette ont été présentés dans la continuité des Actes précédents de la démarche. Les participants ont pu poser leurs questions et formuler leurs commentaires aux représentants de Prével et de NÓS Architectes. Ils ont ensuite participé à une réflexion créative sur l’aménagement du parc central ainsi que des rues partagées qui sont proposées sur le site des Portes Sainte-Marie, dans l’optique d’ancrer la conception des espaces collectifs dans une vision issue de la collectivité et visant l’appropriation citoyenne.

Jusqu’à présent, les trois premiers Actes de la démarche de «Placemaking» ont impliqué un total de 41 personnes, dont 28 experts usagers du milieu communautaire. La tenue des activités de «Placemaking» favorise la participation de plusieurs parties prenantes du quartier, notamment des experts usagers impliqués dans divers domaines et organisations communautaires. Les participants ont également une bonne connaissance du site des Portes Sainte-Marie puisqu’ils le fréquentent régulièrement ou habitent à proximité. La démarche permet donc de rejoindre et d’échanger avec une population bien au fait des réalités du site.

Les retombées de la démarche

À travers ces trois premiers Actes, la démarche a d’abord permis de noter les aspects marquants des espaces publics locaux sur lesquels sont basés les réflexions en matière de cocréation et de conception. Les participants se sont ensuite penchés sur les différents espaces collectifs à aménager sur le site des Portes Sainte-Marie. Les interventions visant à améliorer la qualité de vie des citoyens, la résilience et l’adaptation du site face aux changements climatiques demeurent des intérêts de première importance pour ceux qui ont participé aux activités. Il semble également se dégager un consensus quant à la bonification de l’aménagement et de l’offre de services sur le site, autant pour favoriser un meilleur accès au fleuve pour tous les usagers que pour mettre en valeur le patrimoine et l’histoire du quartier en consolidant le réseau d’espaces publics et identitaires. L’importance de rendre le site à la fois agréable et accessible pour tous les types d’usagers a ainsi été soulignée à plusieurs reprises.

Alors qu’un nombre important de personnes fréquenteront le site requalifié, des préoccupations en lien avec la sécurité et les enjeux de cohabitation, plus généralement, entre les visiteurs du site et les familles qui y habiteront, ont été soulevées. Ces préoccupations doivent être prises en compte dans les propositions d’aménagement, afin de favoriser l’appréciation du site par tous. Ce processus itératif contribue à créer des espaces à succès, complémentaires à ceux du quartier, lesquels améliorent l’expérience urbaine pour ses usagers actuels et futurs. À la suite de chacune des activités, les conclusions et les propositions soulevées par les participants sont discutées avec les concepteurs de NÓS, afin d’intégrer au projet un maximum d’éléments issus des entretiens avec la communauté. Ceci permet d’implanter une nouvelle culture de projet visant son appropriation par les citoyens, réalisant ainsi des espaces conçus à l’image du quartier et de ses habitants.

Urbaniste impliqué

Patrick Aouad, urbaniste-stagiaire.

Partenaires

Gil Hardy

Contact

Organisations ayant réalisé le projet

Prével

681, rue William

Montréal, H3C 0T9

Québec, Canada

Carte

Images du projet

Documentation déposée

Halte Bellerive

La Halte Bellerive (Image: Pépinière – Espaces collectifs)

Contexte du projet

La Halte Bellerive est un projet initié par l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, dans le cadre du programme d’implantation de rues piétonnes et partagées (PIRPP) de la Ville de Montréal. En concordance avec les objectifs du PIRPP, cette initiative se veut un geste fort pour sécuriser le secteur, réduire l’emprise automobile et surtout, initier un mouvement de revalorisation du quartier. Le projet permet aussi de tester, d’année en année, différents aménagements et une animation adaptée au contexte dans l’optique d’assurer la réussite de la piétonnisation permanente de la rue Bellerive. À cela s’ajoute une volonté d’encourager les citoyens à s’approprier les berges du St-Laurent. La Pépinière a été retenue pour développer le projet en collaboration avec la Société d’animation de la Promenade Bellerive (SAPB).


S’inscrivant dans la volonté de renforcer la Promenade Bellerive comme un attrait d’envergure pour l’Est de Montréal, le projet a pour principaux objectifs de:

  • Aménager des installations multifonctionnelles quatre saisons;
  • Tester de nouvelles formes de programmation, incluant des activités hivernales, en collaboration avec les organismes locaux;
  • Améliorer l’expérience des piétons et cyclistes en créant un lieu convivial;
  • Développer des aménagements compatibles avec le mobilier urbain universellement accessible implantés dans le parc.
    Pour la première phase, déployée à l’été 2020, il s’agissait de construire une halle multifonctionnelle accueillant notamment un
    marché fermier. Dans les années à venir, plusieurs phases viendront se greffer à ce canevas, incluant un café, un gazebo pour
    l’activation d’un espace culturel extérieur, des aires de jeux ainsi que des serres de production agricole. Les prochaines phases
    prévoient l’ajout d’espaces et de programmations complémentaires hautement structurants pour la communauté locale.
    L’ensemble de ces éléments réunis en un même lieu permettront de consolider ce noyau de vie de quartier.

Survol du projet

Au terme de cette première année d’intervention, et malgré les défis d’implanter un nouveau projet en contexte de pandémie, La Pépinière dresse un bilan extrêmement positif : la Halte Bellerive est devenue une nouvelle place de village, un cœur de vie rassembleur pour ce quartier est cours de revitalisation.

Il s’agit d’un projet novateur puisqu’il réunit en un même lieu une multitude d’activités synergiques, tout en étant un espace de rencontre privilégié et intergénérationnel, misant sur la mixité sociale et la diversité d’usages. À cet effet, un des avantages majeurs du lieu est qu’il permet l’expérimentation de diverses formules d’activation, pour tester l’acceptabilité sociale, documenter les résultats et améliorer en continu la qualité de l’offre. Cette approche a d’ailleurs permis de tester 4 journées de marché de quartier durant l’été, misant sur les circuits courts et la valorisation de producteurs locaux. Très appréciée et fréquentée par les citoyens, l’initiative a permis de démontrer la pertinence d’une édition 2021 de plus grande envergure. Nous prévoyons bonifier ce volet de marché fermier en implantant des serres 3 saisons dans une 2e phase, contribuant à l’approvisionnement du marché.

Aussi, ce projet repose sur un modèle d’affaires équilibré et résilient, comprenant autant du financement public que privé, ainsi que des revenus autonomes provenant du café extérieur. Ce modèle favorise la pérennité du projet et l’établissement de liens de partenariat solides avec différentes parties prenantes. Dans cette perspective, soulignons que le projet se distingue par sa démarche de consultation et d’implication qui a grandement contribué au succès. Ce projet est multi partenarial, en collaboration avec l’arrondissement et la SAPB qui reprendra certains volets du projet au fur à mesure que l’organisme développe sa capacité de gestion des espaces publics.

Parmi les obstacles rencontrés lors de la mise en œuvre du projet (printemps 2020), nous devons mentionner les délais occasionnés par la COVID et la complexité de monter les installations tout en instaurant des mesures de santé et sécurité inédites. Cela a entraîné des coûts supplémentaires. Nous avons cependant élaboré un plan de déploiement agile qui a minimisé les impacts de la pandémie sur notre calendrier de montage, et qui a positionné le projet comme un modèle de résilience et de flexibilité en période de crise sanitaire. La Halte Bellerive s’est avérée un des rares espaces de socialisation à Montréal cet été, ce qui en fait un exemple à suivre en matière de gestion d’espaces publics en période de pandémie (et potentiellement post-COVID).

Les retombées du projet

  • Dynamisation de la vie de quartier par la création d’un nouveau pôle d’échange et de socialisation. L’espace accueillera denouvelles activités et de nouveaux aménagements au fil du temps, ce qui enrichira grandement le sentiment d’appartenance et la qualité de vie de la communauté;
  • Aménagement emblématique pour le parc, qui renforce son identité et crée de l’attrait dans un lieu déjà magnifique mais peu misen valeur. Les halles multifonctionnelles conçues pour le projet suscitent l’intérêt d’autres arrondissements et constituent une infrastructure facilement adaptable à d’autres parcs;
  • Succès du marché. Les 4 journées pilotes de marché ont connu un franc succès, auprès des citoyens qui ont profité d’unenouvelle offre alimentaire de proximité, et auprès des producteurs partenaires qui ont bénéficié d’une belle vitrine pour leurs produits. Ces résultats nous permettent d’entrevoir la pérennité du modèle et sa viabilité financière. Une formule de marché avec offre bonifiée est donc souhaitée pour l’an prochain.

Aussi, certaines composantes clés continueront d’être expérimentées et améliorées à Bellerive, dans une perspective de reproductibilité pour d’autres places publiques : aménagements 4 saisons, café-buvette (avec fonds de commerce), scène pour prestations culturelles, aires de jeux et mobilier convivial, programmation et animation.

Plus largement, notre expérience au parc Bellerive fait la démonstration de la viabilité d’un financement tripartite appliquée à la gestion d’espaces publics, tout en ayant des retombées positives durables sur la vitalité sociale, économique et culturelle des quartiers. Un montage financier fondé sur 3 piliers, des fonds publics, privés et des revenus autonomes, assurera la résilience du modèle, et permettra à des projets similaires de voir le jour dans le futur. Ce type de “coeur de quartier” constitue une nouvelle typologie d’espace civique, et nous croyons fermement en son potentiel transformateur pour les communautés.

Urbaniste impliqué

Stéphanie Piette, Urbaniste, no. 1707

Partenaires

Jérôme Glad, co-fondateur, Pépinière – Espaces collectifs

Contact

Organisation ayant réalisé le projet

Pépinière – Espaces collectifs

101 – 3081, rue Ontario Est

Montreal, H1W 1N8

Québec, Canada

Carte

Images du projet

Documentation déposée

Parc Pierre-Dansereau : un parc de quartier résilient pour une gestion écologique des eaux pluviales

Le parc Pierre-Dansereau, au abords du campus MIL. (Image: Arrondissement d’Outremont)

Mise en contexte

Le parc Pierre-Dansereau est un des lieux publics planifiés dans le cadre du redéveloppement de l’ancienne gare de triage du CP et l’aménagement d’un quartier mixte, structuré autour du nouveau Campus MIL de l’Université de Montréal. Situé au coeur de l’île de Montréal, le projet MIL Montréal (site Outremont et ses abords) s’articule à partir d’un chapelet de nouveaux espaces publics. Quatre hectares de place, parcs de quartier et de voisinage ont été prévus sur le site de l’ancienne gare de triage pour répondre aux besoins des populations en place et des communautés (universitaires, résidentes, etc.) appelées à animer ce nouveau milieu de vie.

Le parc Pierre-Dansereau est le premier parc de quartier aménagé dans le cadre du projet MIL Montréal. Il est relié à la place Alice-Girard par la diagonale piétonne. Outre ses fonctions sociales, récréatives et écologiques, le parc joue également un rôle majeur dans la gestion des eaux pluviales du secteur. Ajoutons que le parc accueillera en 2021 plusieurs sculptures de l’oeuvre
d’art public de Michel De Broin, appelée Sporophores, qui ponctuera le parcours de la diagonale piétonne.

Amélioration de la qualité des milieux de vie, augmentation du verdissement et amélioration de la biodiversité, mais aussi nécessité de mieux s’adapter aux phénomènes météorologiques extrêmes (pluies abondantes, épisodes de chaleur et de sécheresse, etc.) de plus en plus fréquents ont incités les porteurs de projet à penser l’aménagement du parc selon une démarche partagée : entre les services municipaux d’une part, pour inclure l’ensemble des expertises de la Ville tout au long du processus de conception, mais également avec les citoyen.ne.s du secteur dans une logique d’information, de sensibilisation et d’accompagnement. L’aménagement du parc Pierre-Dansereau visait donc à affirmer le rôle de cet espace public comme infrastructure verte et contribuer à améliorer la résilience de ce territoire en engageant un changement des pratiques.

Survol du projet

Afin de concilier les enjeux complexes du projet, la Ville a engagé une démarche de conception partagée intégrant de multiples acteurs aux expertises variées (architectes de paysages, urbanistes, ingénieurs, etc.). Acteurs clés du projet, la communauté a également été étroitement impliquée à l’ensemble du processus. Suite à un premier exercice participatif portant sur la programmation de l’ensemble des espaces verts du projet (2013), la Ville a souhaité poursuivre ce dialogue citoyen à l’étape de conception du premier parc de quartier. Nourris par ces contributions citoyennes, les aménagistes ont ainsi proposé un concept adapté aux besoins du milieu. Cet exercice participatif a permis d’instaurer un climat d’ouverture et de transparence, et ainsi de favoriser l’acceptabilité sociale du projet.

Anciennement, la gare de triage agissait comme réceptacle des eaux de ruissellement du territoire d’Outremont. Lors de la planification du projet, un réseau de drainage a donc été prévu pour continuer à remplir cette fonction première de rétention des eaux pluviales dans le nouveau quartier à aménager. Il fut alors choisi de conjuguer le réseau de drainage au réseau d’espaces verts en planifiant la construction de bassins de rétention dans chacun des parcs prévus. Initialement envisagés en souterrain, ceux-ci seront finalement aménagés en surface afin de réduire l’empreinte écologique du grand projet, de limiter les coûts et les délais de construction, mais aussi de sensibiliser davantage les citoyen.ne.s à cet enjeu majeur qu’est la gestion de l’eau en ville. Le parc Pierre-Dansereau se présente donc comme un espace multifonctionnel capable de combiner la rétention écologique des eaux de pluie, la création d’îlots de fraîcheur et la reconstitution d’habitats naturels, tout en répondant aux besoins récréatifs de la communauté.

Une grande plaine de jeux libres intégrant un caniveau de drainage a été aménagée en contrebas du niveau des rues adjacentes. À l’est du parc, un jardin de pluie allie fonctions de rétention et espace de divertissement pour les enfants. Ces gestes offraient l’opportunité de créer une variation topographique dans le parc tout en assurant la rétention écologique des eaux pluviales. Reliés entre eux, le jardin de pluie assure la rétention des petites pluies tandis que la grande plaine participe à la rétention des pluies plus intenses. Ce type d’aménagement permet de rendre visible la gestion des eaux pluviales tout en contribuant à l’amélioration du cadre de vie.

Le parc propose également une stratégie de verdissement misant sur la création de nouveaux habitats fauniques et floristiques par la plantation d’une végétation abondante et variée. La maximisation de ces espaces plantés participe aussi à l’infiltration des petites pluies permettant ainsi une réduction du nombre d’infrastructures civiles de drainage dans le parc.

Les retombées

Dans une perspective de transition écologique, l’aménagement du parc Pierre-Dansereau permet de renforcer la résilience du territoire montréalais tout en améliorant la qualité de vie des citoyens. Ce type d’aménagement multifonctionnel révèle plusieurs avantages. Il a pour effet de réduire les débits et les volumes envoyés à l’égout, et donc de diminuer les risques d’inondation lors de surverses. Il permet aussi de mutualiser les infrastructures nécessaires à la gestion des eaux pluviales tout en répondant aux besoins récréatifs des citoyens. La mutualisation des fonctions influe également sur l’optimisation des coûts de construction et assure ainsi des retombées économiques positives pour la communauté. Finalement, ce changement de pratique rend visibles et agréables les interventions et les investissements municipaux requis pour la gestion écologique des eaux pluviales dans une logique de sensibilisation et d’éducation des experts et des populations.

La reproductibilité et l’adaptabilité de ce type d’aménagement s’avèrent indispensables et ces derniers devraient être systématisés afin de contribuer sensiblement au rehaussement de la résilience du territoire montréalais. Pour ce faire, un changement de pratiques s’impose. Il convient dans un premier temps de drainer les zones imperméables vers les zones perméables et de prioriser la gestion de l’eau en surface plutôt qu’en souterrain en maximisant les zones d’infiltration. Ensuite, l’aménagement de ces espaces doit être systématiquement abordé dans une logique de mutualisation des fonctions afin d’élargir son rôle dans la ville. Aussi, tout espace public devrait être aménagé (en tout ou en partie), en contrebas par rapport au niveau des rues adjacentes qui le bordent de sorte à créer une cuvette permettant la rétention d’eau pluviale excédentaire. Ces réflexes de conception sont simples et ont un impact conséquent sur l’amélioration de la qualité des milieux de vie.

Le plan concept du parc Pierre-Dansereau (Image: Arrondissement d’Outremont)

Urbaniste impliqué

Marion Demare, urbaniste, no. 1418

Partenaire impliqué

Alexandre Guilbaud, conseiller en aménagement

Contact

Organisation ayant réalisé le projet

543, chemin de la Côte-Sainte-Catherine,

Outremont, H2V 4R2

Québec, Canada

Carte

Documentation déposée

Ruelles bleues-vertes Pointe-Saint-Charles

Le projet de ruelle. (Alliance Ruelle Bleues-Vertes)

Dans le cadre de cet avant-projet, l’Alliance des Ruelles Bleues- Vertes (dont fait partie les Ateliers Ublo, Collectif 7 à nous, Société d’habitation populaire de l’Est de Montréal, le Centre d’écologie urbaine de Montréal et Vinci Consultants) ont eu pour mandat de réaliser un concept d’aménagement et des processus associés à la future Ruelle Bleue-Verte. Ce document rassemble les ateliers du processus collaboratif, les analyses et diagnostics, le concept et les processus ainsi que les recommandations. Pourquoi les Ruelles Bleues-Vertes? 

C’est en redirigeant les eaux pluviales vers des infrastructures vertes implantées dans les ruelles que ce projet explore trois thématiques sur le terrain : la mutualisation des infrastructures, la détermination d’un seuil de rentabilité pour ce type d’aménagements et la mise en place d’incitatifs différentiés afin que différents groupes d’acteurs s’investissent et tirent avantage d’une telle démarche. Les objectifs clés de l’ARBV à travers ces thématiques sont de multiplier ce type de projets, en tout ou en partie, afin qu’ils ne soient plus catégorisés de « pilotes ». De plus, ce projet vise particulièrement le cadre bâti, jugeant qu’il représente un grand potentiel d’intervention plutôt que de s’attarder sur les nouvelles constructions.

Pour ce faire, il s’agit de promouvoir des modèles innovants qui misent sur l’intégration et l’appropriation de ce type de démarches par un plus grand spectre d’acteurs. En effet, le domaine de la gestion de l’eau a traditionnellement été réservé à des champs d’expertise d’ingénierie et des sciences naturelles. Bien qu’ils demeurent essentiels dans le domaine, le projet RBV promeut l’intégration d’acteurs non traditionnels, tels que des organismes communautaires, citoyens et citoyennes ainsi que les disciplines de sciences sociales pour explorer de nouvelles méthodes de collaboration avec pour optique de faire évoluer les pratiques. 

Avant-projet 

L’ARBV, de concert avec l’Arrondissement Le Sud-Ouest et le Bâtiment 7, a pour objectif de réaliser un projet innovant et multifonctionnel aux abords du Bâtiment 7 dans le quartier de Pointe-Saint-Charles, soit une ruelle bleue-verte. Le mandat qui encadre le projet, se limite au lot 23 bien qu’il y ait un souci d’arrimage avec les activités du Bâtiment 7 et des aménagements à venir sur les lots 2, 3, 4 et 5 qui seront influencés par le présent projet. En effet, ce projet se réalise dans le cadre du redéveloppement du site des anciens ateliers du Canadien National (CN) et des activités actuelles et futures du Bâtiment 7. Il vise à trouver des solutions pour l’utilisation des eaux pluviales des toitures avoisinantes, avec des objectifs de rétention et de traitement des eaux de ruissellement sur le site, de déminéralisation et d’augmentation du couvert végétal.

Projet pilote, il encourage l’innovation et la recherche sur le plan de gestion et l’intégration des eaux pluviales par une approche multi-partenariale et multidisciplinaire visant l’exemplarité des concepts et l’évolution des pratiques. Afin de réaliser ce projet, l’Arrondissement et l’Alliance Ruelles bleues-vertes prévoient l’aménagement d’une allée d’accès accessible pour tous et toutes en tout temps, la réalisation d’infrastructures vertes assurant la rétention des eaux pluviales inhérente à la ruelle, mais également de la toiture du Bâtiment 7, ainsi que la plantation de végétaux et l’aménagement d’espaces conviviaux de socialisation et de recherche scientifique pour des fins de sensibilisation et de pédagogie. 

Urbaniste impliqué

Pascale Rouillé (no. 1067)

Partenaires

Suzanne Doucet, Pivot architectes

Mario R Gendron, Vinci consultants 

Marc-Olivier de Tilly, Pageau Morel

Marc L’Écuyer, GHD 

L’O.E.U.F Architectes

Kim Marineau, Biodiversité Conseil 

Organisation ayant réalisé le projet

Alliance ruelles Bleues-Vertes

Site internet

Documentation