Espace Montmorency

Le projet

Voyant le potentiel de cet emplacement névralgique de Laval, le Fonds de solidarité FTQ a fait l’acquisition du terrain vacant en 2007.


En 2015, MONTONI s’est joint au Fonds immobilier de solidarité FTQ grâce à sa grande expertise dans le développement de projets commerciaux ainsi qu’à sa vision avant-gardiste du développement immobilier alliant la technologie et le développement durable. Groupe Sélection s’est joint au consortium, en 2019, pour son expertise dans le développement de projets résidentiels de qualité destinés à une clientèle diversifiée.


Une analyse de l’environnement du projet a été réalisée afin de déterminer les besoins en usages et de définir les habitudes de vie des habitants et travailleurs du secteur dans le but d’établir la meilleure façon de s’y intégrer de façon complémentaire. Des études de circulation, géotechnique, de caractérisation des sols, d’infrastructure, d’empreinte écologique, d’ensoleillement, des
facteurs éoliens, acoustique et d’impact économique ont également été réalisées.


Ainsi, les partenaires ont développé un projet capable de contribuer à la composition urbaine :

  • Architecture iconique créée par Sid Lee;
  • Lieux de repos pour les piétons;
  • Immense place publique en cour intérieure sécuritaire;
  • Ensemble du site accessible à moins de 5 min à pieds;
  • Connexion souterraine au métro;
  • + de 500 passages d’autobus/jour à distance de marche;
  • Au cœur de l’important réseau cyclable de la Ville;
  • 800 stationnements à vélo intérieurs;
  • Douches et vestiaires pour les usagers;
  • Stationnement souterrain;
  • Mixité sociale;
  • Unités résidentielles pour tous les âges.

Survol du projet

Évalué à 450 M$, EM est un développement à usage multiple composé d’une dizaine d’immeubles visant à consolider le secteur central de Laval en s’appuyant sur des équipements structurants déjà existants. Une connexion souterraine avec le métro de Montréal et la position stratégique du terrain à proximité du terminus de Laval, des grandes artères routières (à l’inverse du trafic aux heures de pointe) ainsi que de plusieurs institutions du savoir constituaient des attraits évidents dès l’idéation de ce projet. EM ajoute une grande diversité d’usages au secteur grâce à des espaces résidentiels, commerciaux, à bureaux, un hôtel et un spa urbain, le tout à distance de marche d’usages récréatifs (Place Bell) et institutionnels (écoles, bibliothèque, Maison des arts) afin de favoriser la vie communautaire, la densité et la mixité.

Ainsi, trois types d’unités résidentielles locatives seront intégrés au projet, soit 200 unités visant les 55 ans et plus, 300 unités ciblant une clientèle diversifiée comme les jeunes ménages, les professionnels et les familles ainsi que 200 unités s’adressant aux milléniaux (mois de 35 ans).

Premier projet au Québec visant la certification LEED AQ pour l’aménagement des quartiers, en plus de la certification LEED Or, Espace Montmorency tire avantage du potentiel du secteur par un développement axé sur le transport collectif « Transit-Oriented Development », une orientation visée par le Schéma d’aménagement de Laval et le PMAD de la CMM.

Les partenaires ont tenu à impliquer rapidement la Ville de Laval au cours de l’élaboration de sa conception afin d’assurer la complémentarité du projet à son milieu. Ainsi, un comité de travail public-privé fut formé avec la Ville et des rencontres bimensuelles furent tenues jusqu’à ce que le plan final de développement soit approuvé par les deux parties.

Compte tenu du contexte actuel de distanciation physique et de resserrement des normes sanitaires, qui entraîne plusieurs changements dans nos habitudes de vie, une application mobile, OneFlow, qui a été développée par Montoni en partenariat avec la firme québécoise nventive, a été complètement intégrée au complexe afin de faciliter de multiples aspects de la vie des usagers en privilégiant le « sans contact » :

  • Stationnement prédictif de 1500 cases à prix dynamique (lecture de la plaque d’immatriculation, paiement via l’application,optimisation des espaces en fonction des vagues d’occupation, etc.)
  • Accès aux espaces (débarrage des portes d’entrée à distance et ouverture automatique, commande automatique desascenseurs lors de la sortie, etc.)
  • Contrôle à distance de l’environnement (température, ventilation et lumière)
  • Commande de services (nourriture, entretien, services aux chambres, etc.)
  • Réservations (salles de réunion, séance de gym, restaurants, etc.)
  • Casiers intelligents pour la réception de colis
  • Notifications de sécurité (cas de COVID-19 et endroits visités par une personne contaminée, feu, etc.).

Les retombées du projet

Les retombées d’EM dans son milieu sont multiples, que ce soit aux niveaux environnemental, social ou économique, ce qui permet une synergie de développement durable. Au départ, les partenaires souhaitaient créer une communauté au sein même du projet par l’intégration d’espaces résidentiels adaptés à différentes tranches d’âges. Ainsi, divers espaces communs ont été planifiés afin de stimuler les rencontres intergénérationnelles et de favoriser le sentiment d’appartenance des quelque 700 ménages, 3 500 travailleurs et 40 commerçants qui y cohabiteront. Au total, plus de 10 000 personnes par jour fouleront le sol du site.

En plus de l’investissement de plus de 450 M$ nécessaire à sa construction, EM favorisera un renouveau économique dans le secteur grâce aux nombreuses entreprises, commerces et services qui s’y installeront. La place centrale sera le théâtre d’activités récréatives extérieures et les toits du complexe seront accessibles par les usagers. Au total, les espaces verts publics constitueront 20 % du total du site.

Le projet, majoritairement chauffé à l’hydroélectricité, intègre une boucle énergétique permettant l’échange de chaleur entre toutes les composantes du projet de manière à réduire les besoins de rejet ou d’injection de chaleur des systèmes du bâtiment. Jumelé à des appareils à très haute efficacité, ceci permettra de réduire considérablement les besoins énergétiques. Grâce à l’attention des constructeurs portée à la diminution de l’impact environnemental du projet :

  • Approximativement 35 000 000 L d’eau potable seront économisés annuellement dont 4 000 000 L d’eau de pluie récupérée ;
  • Des économies d’énergie de 50 % seront réalisées, soit une réduction de plus de 86 % des GES représentant 3 785 tonnes deCO2 ou l’équivalent de 750 voitures annuellement ;
  • Plus de 20 % du contenu global sera recyclé et plus de 40 % sera local;
  • Plus de 1000 tonnes de déchets de construction seront récupérées et revalorisées.

Urbaniste impliqué

Marc-André Credali, urbaniste, no. 1866

Didier Ricard-Tremblay, urbaniste-stagiaire

Partenaires

Frédéric Truchon-Gagnon

Contact

Organisation ayant réalisé le projet

Groupe Montoni

4115, autoroute des Laurentides

Laval, H7L 5W5

Québec, Canada

Carte

Documentation déposée

 

Plan communautaire global de la Nation crie de Chisasibi

Le Plan Communautaire Global (PCG) de la Nation crie de Chisasibi a même son application mobile. (Image:

Le PCG de la Nation crie de Chisasibi est un premier pas innovant vers l’amélioration des façons de faire quant à la gestion du territoire. L’exercice a permis de rassembler pour la première fois les données relatives au territoire et de clarifier la vision globale de l’aménagement.

La communauté de Chisasibi est située à l’est de la baie James à l’embouchure de la rivière La Grande où elle se développe depuis le début des années 80. Durant l’ère Bourassa, le grand potentiel hydroélectrique de La Grande fut exploité par Hydro-Québec et la Société d’énergie de la baie James. Avant la complétion du complexe La Grande, la communauté vivait sur une île nommée Fort George. L’existence de cette île fut menacée par l’érosion suite à la construction de LG-1 et LG-2 et la communauté fut entièrement relocalisée à son emplacement actuel. Elle s’est fait imposer un développement urbain où l’environnement bâti et naturel n’entretenaient plus de liens, ce qui a engendré une insatisfaction des habitants. L’exploitation a changé l’écosystème de la rivière et les impacts environnementaux sont nombreux. Pour les cris, le projet a rendu la nourriture rare et a eu un impact sur la relation culturelle avec l’environnement. De plus, depuis la construction des routes pour le développement des projets hydroélectriques, les habitudes de vie des cris ont été transformées notamment en ce qui concerne l’alimentation, l’activité physique et l’utilisation des technologies. Ces changements sociaux et technologiques, bien qu’inévitables et présentant des avantages, ont entraîné une augmentation importante du diabète, des maladies cardiaques et de troubles psychologiques.

Aujourd’hui, Chisasibi connaît une croissance énorme. Plusieurs projets structurants sont prévus pour 2021 comme le développement de nouveaux secteurs et l’implantation d’un hôpital régional. Aucune planification territoriale globale n’était disponible pour coordonner le développement. La communauté a profité de la dynamique pour adresser des besoins importants et planifier son déploiement selon une approche adaptée à leur structure organisationnelle.

Contexte du projet

Ce projet suit la démarche du Plan communautaire global (PCG) et adresse les aspects logistiques du développement à sa propre manière. Le caractère novateur repose dans la méthodologie développée. Un PCG est un plan d’action communautaire. Il sert de feuille de route à long terme permettant à la communauté d’avancer en termes de gouvernance, du territoire et des ressources, de la santé, de la préservation de la culture et des traditions, du développement social et économique, du développement des infrastructures et du renforcement des capacités. Ce PCG vise également à adapter les approches de planification aux contextes nordiques et aux structures de gouvernance indépendantes.

Pour devenir un véritable vecteur, le plan favorise donc les actions concrètes. Pour chacune des thématiques soulevées, des objectifs sont formulés. Certains de ces objectifs sont immédiatement traduits en interventions sur le territoire à travers les plans de développement de la communauté. Les interventions sont réfléchies selon la distribution des infrastructures actuelles et l’optimisation des financements et des ressources. Les objectifs restants sont adressés dans le plan d’action qui permet à la communauté de prioriser les études, les modifications règlementaires et les programmes à développer pour poursuivre l’intégration des besoins. D’autant plus, il est souvent difficile de contrôler la mise en œuvre d’un document de planification puisqu’elle concerne différents acteurs au sein d’une organisation. C’est pourquoi la conception du PCG a été axée sur la collaboration entre les parties prenantes.

L’équipe a travaillé régulièrement avec la communauté, les représentants des départements internes, les ingénieurs et les responsables des infrastructures pour valider la faisabilité de chaque intervention proposée. Cette méthode permet de s’assurer que les objectifs sont réalistes et réalisables. Puisque les parties prenantes ont pris part à l’élaboration du plan, il est plus facile pour tous d’avoir une même compréhension de la vision globale et des actions spécifiques. D’ailleurs, l’une des préoccupations majeures du PCG était de fournir un outil de travail efficace pour la communauté, tout en étant un outil de communication. Il s’agit d’établir une structure de travail qui peut être maintenue dans le temps et avec les multiples acteurs oeuvrant sur le territoire. Ainsi, le document a été transformé en une application mobile accessible sur Internet. L’application offre un retour sur le contexte et une carte interactive en ligne fournissant des informations sur les projets de la communauté, les infrastructures et les services, l’utilisation du sol, les parcs, les points d’intérêt, etc. Cet outil est une innovation importante pour Chisasibi qui permettra à chaque partie prenante d’avoir accès en tout temps à l’information pouvant affecter le travail à effectuer ainsi qu’à coordonner les activités sur le territoire.

Comment faire?

Le projet a obtenu le support unanime du Conseil de Chisasibi. Le Conseil a souligné l’utilité du document, non seulement pour coordonner les projets sur le territoire et optimiser leurs efforts, mais aussi pour négocier leurs besoins de financement avec les autorités gouvernementales concernées. En effet, les communautés dépendent largement de programmes de financement et doivent appuyer chaque demande soumise. Le travail analytique leur permet de vulgariser leurs besoins. Les plans de développement et de phasage leur permettent de démontrer la planification des investissements. Ce PCG regroupe ainsi en quelque sorte la planification urbaine, la planification stratégique et la planification des immobilisations. La structure de planification qui précédait à Chisasibi était principalement axée sur le financement.

Un plan d’investissement quinquennal est préparé tous les cinq ans et présente des projets à court terme. La budgétisation annuelle découle de celui-ci et sert à recevoir les financements annuels qui doivent être dépensés avant la fin de l’entente de financement. Aucune planification urbanistique n’était disponible et les projets étaient réfléchis en silos. Pour le futur, le PCG permet à la communauté de renverser la structure de planification. En effet, les besoins, la localisation des projets et la planification des secteurs ont été planifiés sur un horizon de 20 ans. La communauté peut ainsi déployer les actions à réaliser à travers leur budgétisation de manière beaucoup plus efficace. Notamment, le phasage inclut une distribution annuelle de la pénurie en logement leur permettant d’illustrer leurs besoins criants et d’adopter une stratégie de gestion de la crise. Il s’agit d’un modèle bénéfique pouvant être reproduit pour l’ensemble des communautés ayant des modèles de gestions propres à elles. L’apprentissage repose sur une compréhension des réalités logistiques des communautés pour leur donner des outils concrets leur permettant de progresser.

Des résultats probants

Comme démontré, le PCG de la Nation crie de Chisasibi est un premier pas innovant vers l’amélioration des façons de faire quant à la gestion du territoire. L’exercice a permis de rassembler pour la première fois les données relatives au territoire et de clarifier la vision globale de l’aménagement. Le diagnostic est maintenant un outil servant à appuyer la communauté dans la vulgarisation de leurs besoins en financement, mais aussi des éléments dont les parties prenantes doivent tenir compte lorsqu’ils sont impliqués dans la communauté. Or, la connaissance de la situation actuelle n’est souvent pas maitrisée par l’ensemble des acteurs externes. Ensuite, l’application mobile développée transforme complètement le relais de l’information au sein de la communauté, de l’organisation et des parties prenantes. Elle permet à tous d’avoir accès en tout en temps à l’information pertinente à chaque projet.

Notons que l’isolement de la communauté force à engager une multitude de consultants externes et les départements sont sollicités répétitivement pour partager des PDF ou des plans éparpillés, ce qui représente une perte de temps et de ressources. D’autant plus, au sein de l’organisation, il est plus difficile de connaitre l’information qui relève d’une autre direction. De cette façon, une vision globale est également maintenue à tous les niveaux. En ce qui concerne les plans de développement et de phasage qui ont été conçus, ils servent à structurer les financements et les projets à long terme. En effet, en raison du contexte, les projets doivent suivre les infrastructures disponibles, c’est-à-dire que les infrastructures disponibles doivent être optimisées avant d’ouvrir de nouveaux secteurs. En faisant un phasage qui suit la capacité des infrastructures, la planification permet d’intégrer les projets structurants ainsi que les besoins au sein de quartiers mixtes, pouvant accueillir des projets variés tout en demeurant cohérant.

Comme expliqué plus tôt, le plan permet ainsi d’inverser la structure de planification dans la communauté et d’être proactif plutôt qu’en réaction aux financements accordés. Cette approche résulte de la méthodologie adoptée pour compléter le plan. L’implication des départements et des ingénieurs tout au long du processus de planification a permis de proposer des actions dont la faisabilité est validée. D’ailleurs, ceci permet de lier la planification aux étapes de mise en œuvre et d’assurer une perméabilité entre les efforts. Les parties prenantes ayant participé de près à la planification, elles sont outillées pour appliquer les actions sur le territoire selon les enjeux. Rappelons aussi que le plan se veut une feuille de route se concentrant sur des actions concrètes relevant de thématiques variées organisées selon des plans de développement ou un plan d’action. Il regroupe ainsi en quelque sorte la planification urbaine, la planification stratégique et la planification des immobilisations et devient un outil de travail pour le Conseil et la communauté. Somme toute, le PCG de la Nation crie de Chisasibi vient réellement retourner la planification du territoire dans la communauté « sur un dix cents ».

Urbaniste impliqué

Haya Hatab, urbaniste-stagiaire, groupe BC2.

Partenaires

Thomas Washipabano, Directeur général, Nation crie de Chisasibi

Contact

Organisation ayant réalisé le projet

Nation Crie de Chisassibi

150-1 Riverside Drive,

Chisasibi, J0M1E0

Québec, Canada

Carte

Documentation déposée

Développement durable et règlements d’urbanisme: l’engagement écosystémique et avant-gardiste du Canton de Lochaber-Partie-Ouest

Le canton de Lochaber-Partie-Ouest a pris les devants pour protéger son environnement (Image: Lochaber-Partie-Ouest)

Cette approche en amont permet non seulement une véritable lutte aux changements climatiques mais également la protection de la biodiversité et des paysages. Un «must» en urbanisme afin d’assurer la qualité de vie des citoyens et des écosystèmes naturels. 

Le Canton de Lochaber-Partie-Ouest a choisi d’agir. Les élus ont choisi d’être responsables et de contribuer à l’élaboration d’instruments réglementaires intégrant systématiquement le développement durable, en modifiant notamment, le Plan et ses règlements d’urbanisme.

Ainsi, le Canton assure une gestion durable de son territoire en:

  1. maintenant un environnement naturel propice à l’épanouissement de l’humain et de la biodiversité;
  2. assurant une vie communautaire et un aménagement durable;
  3. permettant un développement économique intelligent et durable, seulement si les critères 1 et 2 sont respectés.

Comment faire?

Le Plan et les règlements d’urbanisme sont les outils les plus importants pour une municipalité et ils doivent traduire une véritable intervention pour la préservation de l’environnement, de la biodiversité, de l’eau souterraine, de la beauté du paysage, de la valorisation des terres agricoles, ainsi qu’ un positionnement fort à la lutte aux changements climatiques.

Notre approche écosystémique limite la fragmentation de l’écosystème forestier en empêchant la création d’îlots de chaleur, en préservant les milieux de vie et la biodiversité. La réglementation prévoit des dispositions relatives à la gestion des eaux de surface en diminuant le taux d’imperméabilisation des sols, favorisant ainsi une percolation efficiente pour régénérer les eaux souterraines et réduisant, significativement, les risques liés aux inondations. L’engagement d’un aménagement durable exige également l’établissement de dispositions actives, afin de réduire les nuisances relatives aux bruits routiers considérant qu’ils constituent la deuxième nuisance pour la santé et le bien-être des citoyens, après la pollution.

Les élus disposent du cadre légal requis pour préserver la biodiversité, la qualité de l’environnement, faire la lutte aux changements climatiques et ainsi assurer la qualité de vie des citoyens pour les générations présentes et futures.

Pierre Renaud, maire

Des exemples concrets

  • Obligation d’une étude de caractérisation biologique avant l’émission d’un permis de lotissement ou de construction.
  • Protection des corridors écologiques, des milieux humides et hydriques, ainsi que des plantes menacées ou vulnérables et leurs bandes de protection.
  • Aucun renvoi de l’eau de surface du terrain ou des toitures dans les fossés municipaux.
  • Obligation d’identifier les corridors écologiques existants ou création de corridors écologiques, si absence de couvert forestier, au moment d’une demande d’un permis de lotissement ou de construction.
  • Économie et récupération de l’eau de pluie visant à réduire la consommation d’eau.
  • Aucun éclairage extérieur en direction du ciel et vers les corridors écologiques. Obligation d’utiliser des lumières de moins de 2000 kelvins.
  • Obligation d’utiliser des espèces indigènes à la région de l’Outaouais pour la plantation de plantes, d’arbustes et d‘arbres . Aucune espèce exotique n’est permise.

Un travail concerté

Le Canton propose donc aux Lochabérais un Plan d’urbanisme et des règlements d’urbanisme novateurs et exemplaires, faisant ainsi une entrée importante dans le développement durable en assurant quotidiennement un développement intelligent par l’aménagement durable de son territoire.

Devant l’urgence d’agir, nous souhaitons vivement que d’autres municipalités s’inscrivent dans cette démarche, en reproduisant les orientations de développement durable, ou encore, certaines dispositions des règlements d’urbanisme pour un aménagement durable du territoire. Pour les élus municipaux, vous devez réaliser cet engagement en faveur du développement durable, sachant que les plus grands enjeux sont précisément l’amélioration de la qualité de vie des citoyens et la pérennité de l’environnement.

Pour relever ce défi, il faut souligner l’importance du travail en amont (identification des enjeux, recherche de précédents, rédaction, révision et validation). Le succès de l’exercice repose essentiellement sur le leadership et l’expertise du maire du Canton de Lochaber-Partie-Ouest, monsieur Pierre Renaud, la collaboration et l’engagement passionné du Conseil municipal, ainsi que l’expertise et l’entière implication de l’urbaniste, monsieur Yves Deshaies, OUQ, président et fondateur du Groupe Accord, consultant.

Urbaniste impliqué

Yves Deshaies, président et fondateur du Groupe Accord, consultant. (no. 655)

Partenaires

Pierre Renaud, maire et avocat

Le Conseil municipal du Canton de Lochaber-Partie-Ouest

Contact

Organisation ayant réalisé le projet

Canton de Lochaber-Partie-Ouest

350, rue Victoria,

Thurso, J0X 3B0,

Québec, Canada

Carte

Documentation déposée

Lachine-Est : De la mobilisation citoyenne pour un ÉcoQuartier au partenariat Lachine-Strasbourg

Des membres de l'exécutif de l'organisme Imagine Lachine-Est avec Alain Jude, maire adjoint de Strasbourg et Maja Vodanovic, mairesse de Lachine.

Des membres de l’exécutif de l’organisme Imagine Lachine-Est avec Alain Jude, maire adjoint de Strasbourg et Maja Vodanovic, mairesse de Lachine. Photo: Pascale Lefebvre-Ouellet

Quand des citoyens et des spécialistes en urbanisme ont fondé Imagine Lachine-Est en 2015, ils étaient préoccupés par l’avenir d’un des plus grands projets de redéveloppement montréalais : absence de vision tout comme de processus participatif. Après trois ans de mobilisation citoyenne et une élection municipale qui a brassée les cartes, l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) amorçait fin 2018 une consultation sur le projet de Lachine-Est. Il s’agissait d’une démarche historique, réalisée en amont du projet.

La genèse du projet

Afin de contribuer à alimenter la réflexion des citoyens dans cette importante démarche, six organisations communautaires, avec l’appui de l’arrondissement de Lachine, ont jumelé leur effort pour organiser le « Sommet de Lachine-Est ». Ce colloque, présenté sur le thème « L’ÉcoQuartier d’aujourd’hui, la ville de demain » était une initiative d’Imagine Lachine-Est et de la Coalition climat Montréal, réalisé avec la collaboration de Concert’Action-Lachine, du Groupe de recommandations et d’actions pour un meilleur environnement (GRAME), de Revitalisation Saint-Pierre ainsi que de la Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) LaSalle-Lachine.

L’événement

Cet événement a rassemblé plus de 200 participants samedi le 9 mars 2019 au Centre culturel Guy-Descary de Lachine. Réunissant une vingtaine de conférenciers, qui ont animé quatre ateliers, l’événement visait à s’inspirer des meilleures pratiques pour le futur développement de Lachine-Est, tout en dressant les bases d’un futur programme d’aménagement « ÉcoQuartier » montréalais. Parmi les conférenciers, soulignons particulièrement M. Alain Jund, adjoint au maire de Strasbourg en charge de l’Urbanisme et de la Transition énergétique ainsi que président de la Commission nationale ÉcoQuartier française et M. Christian Yaccarini, Pdg du projet Technopole Angus. Le séjour de M. Jund a d’ailleurs été maximisé, avec plusieurs rencontres de travail ainsi qu’une conférence donnée à l’UQAM le 11 mars.

Les suites du Sommet

Le partenariat entre la société civile et l’arrondissement de Lachine pour une nouvelle gouvernance et un meilleur processus participatif inclut également la création le 17 janvier 2019 par les groupes communautaires de l’Atelier Lachine-Est.

Puis, le 14 avril 2019, présentation d’une conférence donnée conjointement par Maja Vodanovic, mairesse de Lachine et Jean-François Lefebvre, président d’Imagine Lachine-Est au Centre canadien d’architecture (Conférence A nous les quartiers) : annonce d’un partenariat entre Lachine et Strasbourg pour appuyer la mise en place d’un ÉcoQuartier dans Lachine-Est.

Finalement, la démarche de Lachine-Est a été choisie comme sujet de recherche du Climate Living Lab, une collaboration d’Ouranos et de la ville de Montréal.

Urbaniste impliqué

David Dumoulin, urbaniste-stagiaire

Organisation ayant réalisé le projet

Imagine Lachine-Est

184 rue Saint-Antoine

Lachine, Montréal, Québec, Montréal H8S 1R9

Canada

Carte

Partenaires

Arrondissement de Lachine

Imagine Lachine-Est

Coalition climat Montréal

Concert’Action-Lachine

Groupe de recommandations et d’actions pour un meilleur environnement (GRAME)

Revitalisation Saint-Pierre

Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) LaSalle-Lachine

Photos

Démarche de participation citoyenne : réinventer la ville de Lac-Mégantic

L’IMPLICATION D’UNE COMMUNAUTÉ POUR LA RECONSTRUCTION DE SON CENTRE-VILLE

© Convercité

À la suite du terrible accident ferroviaire qui s’est produit à Lac-Mégantic en 2013, la Ville a mis sur pied un Comité d’aménagement et de mise en œuvre (CAMEO) afin de mener une grande démarche de participation citoyenne, appelée «Réinventer la ville», dans le but de concevoir le plan de reconstruction de la zone sinistrée. Cette démarche est l’une des plus novatrices et inspirantes en matière de participation citoyenne au Québec. Elle a permis d’inclure plus de 500 citoyens de tous âges et issus de classes sociales variées.

Les citoyens se sont investis au-delà de la participation; certains d’entre eux se sont engagés à animer des tables rondes. Ils se sont questionnés sur la manière de réaliser les projets. Ils ont fait plusieurs propositions et se sont montrés désireux de s’impliquer dans le processus de réalisation. Ainsi, ils ont demandé la création d’un bureau de reconstruction, qui a vu le jour et dans lequel plusieurs d’entre eux se sont directement impliqués. Dans les démarches de participation plus classiques, il est encore rare de voir des citoyens animer des tables de concertation et il est aussi rare de les questionner sur la manière de réaliser les projets, et surtout, de leur demander comment ils pourraient s’impliquer. Pourtant, l’exemple de Lac-Mégantic démontre qu’ils apportent une expertise incroyable pour la planification territoriale de nos villes et que les municipalités ont tout intérêt à collaborer avec eux.

Intégrer les citoyens jusque dans la réalisation des projets

La démarche de Lac-Mégantic est particulière, puisqu’elle s’inscrit dans un contexte postcatastrophe. Cependant, elle amène les professionnels de la participation citoyenne à réfléchir quant aux outils à développer pour profiter de l’étape de participation pour renforcer la communauté et intégrer les citoyens dans la réalisation des projets de leurs villes. Ainsi, l’expérience de Lac-Mégantic peut être inspirante pour bien d’autres municipalités. Un rapport d’étape est disponible en ligne et, bientôt, une nouvelle publication, réalisée par le Bureau de reconstruction et Convercité, l’organisme responsable de l’animation de la participation citoyenne, permettra d’en apprendre davantage sur la démarche. Cette publication constituera un outil supplémentaire pour aider les municipalités à se préparer aux défis de la planification territoriale en incluant la population. Elle présentera les succès de la démarche, mais aussi les difficultés rencontrées et les apprentissages tirés de cette aventure, offrant ainsi une perspective unique sur la participation citoyenne, ses outils et ses stratégies, dans un contexte traditionnel ou postcatastrophe.

CONTACT
Stéphane Lavallée,
Directeur du Bureau de reconstruction du centre-ville, Ville de Lac-Mégantic